Bienvenue

Ecrire !
Et qui plus est de la poésie ! 

Curieux dessein où la lettre masque l’être,
où la page fige le temps.

Irascible désir,
Douce folie,
Narcissisme exacerbé,
Don de soi,

Quête de l’autre ou perte de temps ?  

Pourquoi écrire ?

Sinon parce que file le temps,
Défilent les mots.

 

D’ici

D’ici, je vois ce petit monde
S’épandre en mon être ébahi
De cette douceur quasi-biblique
Naît le temps aboli 

D’ici, je sens cette présence
S’étendre en l’éther rejailli
De cette grandeur empirique
Conquit l’ère amoindrie 

De là, j’entends ce doux murmure
S’éprendre de mon âme aguerrie
De cette candeur tout onirique
Conquit l’âme fleurie 

De là, je vois tes jambes retorses
Se fendre en cet endroit joui
De cette chaleur extatique
Naît l’instant attendri. 

 

La plume

Voici cette plume
pour déverser pensées
un sobre encrier
Pour faner brumes 

Quel fou talent
sur papier coucher
tant de frêles idées
Aux accents touchants 

Main élégante
aux gestes gracieux
moments fameux
Qui toujours enchante 

Souffle pendu
à lèvres pensantes
envie débordante
En l’être ému. 

Nature

C’est une toile, vaste colline,
où hêtres et chênes, mousse et feuillus,
tapissent terre, toute ocre et fine,
d’ombres charriées, nées sous la nue.

Cette lumière d’un bleu intense,
crée sentiments, formes et couleurs,
de ce tableau, nature immense,
nous ne cessons d’emplir nos coeurs. 

 

Quand le silence se fait attendre,
seul le chant doux de mille feuilles,
parcourt les airs, se fait entendre,
de l’être aimé, je me recueille. 

En contrebas gît une vallée,
où l’on peut voir une rivière,
de ses reflets ensoleillés,
y faire jaillir les plus beaux vers. 

 

De tout à rien

Rien ne cesse 
          De cette maladresse,

Rien ne passe 

Ni même se tasse, 


Rien ne s’avoue 

          Qui ne m’échoue,

Rien ne m’envie 
Trop d’alibis, 


Mais 


Tout m’affole 
Je batifole, 

Tout m’éteint
C’est certain, 


Tout se rejoue 

Sans atout, 

Tout est fini
Et je plie. 

  

De tout à rien

Rien ne cesse 
          De cette maladresse,

Rien ne passe 

Ni même se tasse, 


Rien ne s’avoue 

          Qui ne m’échoue,

Rien ne m’envie 
Trop d’alibis, 


Mais 


Tout m’affole 
Je batifole, 

Tout m’éteint
C’est certain, 


Tout se rejoue 

Sans atout, 

Tout est fini
Et je plie. 

  

Sexe.

D’une vivace escapade, ton sexe nu j’arbore, 
Aux spasmes frénétiques, s’offre ton plus beau corps,
Répond ma douce verge à l’élan explicite, 

A cette bandaison simplement illicite, 

De ces mouvements grandement décadents,
Sur cet’belle intrusion, sans aucun ménagement, 

Je t’enfonce mes pensées les plus sarcastiques,
Tu te coules finalement jusqu’au bout de ma trique, 

De cet’douce chaleur liquéfiée en ton antre, 
De toi, femme aimante, je ferai mon chantre,
Adonnée à l’oubli des plus bas préjugés, 

Tu gémis, tu blémis, Je te laisse exhulter. 
 

  

Dilemme

Toujours je suis dans le Dilemme, 
Rien ne m’en sort ni m’en préserve,
Quelle torpeur des plus extrêmes 

D’être la proie de ses réserves, 

J’essaye alors de m’accrocher 
Aux oraisons de ma raison,
De me vider de tant d’idées 

Et d’une seule, faire cocon, 

Pourtant un flot de directions
Cogne ma tête, vaste brouillard,
Elle s’embrume de passions 

Ne me laissant que bien très tard, 

Pas de répit me soit offert 
Sans de beaucoup m’avoir puisé,
Je me sens las, à cœur ouvert, 

Et de mon être, tout épuisé. 

 

Le malamour

J’ai si bien mal aimé, 
          Tu l’as si bien porté,
J’ai tellement oublié, 

          Tu te l’es tant rappelé,
J’ai voulu être le paisible amant, 

          Tu restais la paisible aimant,
J’ai souhaité magnifier le temps, 

          Tu vivais encore des blessures d’avant,
J’ai désiré te rendre heureuse, 

          Tu l’attendais malheureuse,
J’ai tenté d’asphyxier tes douleurs, 

          Tu souffrais d’erreurs,
J’ai tant marché pour moi, 

          Tu demandais de quel droit,
J’ai brisé du simple et du beau, 

          Tu saignais des éclats dans ta peau,
J’ai lesté ta personne de maux, 

          Tu en pleurais tout haut,
J’ai pensé fort et droit, 

          Tu cherchais l’émoi,
J’ai parfois fait de mon mieux, 

          Tu y croyais si peu,
Je fus si fatigué, si vieux, 

          Tu regardais les cieux,
Puis vint Le jour, 

Où l’on s’est dit Adieu.                

 

Houleux temps

Au moment où l’hèbre conjure mon être pleuré,
ta voix resplendit soudain du chaos naissant, 

De cesse, sans fin, je n’ai de te réclamer,
et ton coeur s’enivrant dans mes tristes tourments,

Seul face à ma haine, à mes regrets étouffés,
ta présence tempérée me rend à l’être absent, 

La tête éperdue dans une ivresse absorbée,
ton âme s’accoutre de beaux verbes apaisants,

Fatigué d’une vie trop souvent dévoyée,
ton regard nimbe ma vie d’espoirs chavirants,

Mon corps orphique plie sous une nue étranglée,
ta peau d’armeline le tenant flamboyant, 

Hier si dispersé, aujourd’hui effilé,
tandis que ton sourire me regarde larmoyant,
l’espoir soudain me souffle l’amour retrouvé,
ta main aidant, je retrouve enfin mon chemin. 

Que puis-je maintenant à cet état dévasté ?
Sinon, te remercier des kyrielles de baisers ? 

 

…..

De provocations il se gargarise, se délecte, se ressource,
Il est évanescence et pourtant si forte présence, 

De répit, de repos, de doutes,
Il n’a qu’égards amers et fumeux, 

Il enferme l’un pour s’accaparer l’autre,
Il fait substance de l’épisodique, 

Le côtoyer en tout instant nous rend odieux et oppressant,
Nous sacralise

Bouclier intérieur ou sabre prétentieux,
Il nous anime d’une fièvre rageuse, 

   
Déséquilibre.
Il tend à écraser, 

A nommer l’autre comme inconnu,
A ne le voir qu’au travers de ses travers. 

Il nous accule,
Nous pousse au dernier soupir, au dernier cri, 

Il est le malamour,
Il fait de deux un plus un, 

Il encourage et nourrit ses propres idées
Sans jamais les projeter au dehors, 

L’âme devient tombeau de lumière, prisme fêlé.
Il s’alimente de maux, 

Ne cesse de nous grignoter,
On s’en fait religion, il nous devient foi, 

Parfois il m’incline et je m’en indigne … 

                                           L’Orgueil.    

   


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